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Bonne nouvelle : 340 € par mois pour ceux qui aident un proche dépendant (voici comment l’obtenir)

Élodie M.

Ecrit le :

Prendre soin d’un proche dépendant est un acte de dévouement immense… mais ce rôle peut aussi rimer avec isolement et difficultés financières. Bonne nouvelle : une aide précieuse vient d’être renforcée. Désormais, vous pouvez toucher jusqu’à 340 € par mois si vous interrompez temporairement votre travail pour accompagner un proche malade, handicapé ou en perte d’autonomie. Voici comment cette allocation de proche aidant fonctionne et comment l’obtenir.

340 € par mois : une aide pour ceux qui arrêtent de travailler

Il s’agit de l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA), revalorisée récemment. Elle compense la perte de revenu des personnes qui mettent leur travail entre parenthèses pour s’occuper d’un parent, d’un conjoint ou d’un enfant dépendant.

Depuis 2024, l’AJPA vous indemnise à hauteur de :

  • 66,64 € par jour
  • avec une limite de 22 jours par mois, soit jusqu’à 1 466 € mensuels
  • Plafonnée à 264 jours sur l’ensemble de votre carrière

En pratique, cela représente environ 340 € par mois pour les personnes qui prennent un congé partiel ou quelques journées dans le mois.

Qui peut en bénéficier ?

Cette aide vise les personnes en activité professionnelle — salariés ou indépendants — qui prennent un congé « proche aidant » pour accompagner un proche en perte d’autonomie :

  • Personne âgée évaluée en GIR 1 à 4 via l’APA
  • Personne reconnue handicapée par la MDPH
  Choc : un permis obligatoire pour louer un logement dès cette date (êtes-vous concerné ?)

Elle n’est pas ouverte aux retraités ni aux personnes déjà au chômage (sauf si elles perçoivent une indemnisation).

Les démarches en 3 étapes

Pour percevoir l’AJPA, il faut suivre un processus bien défini :

  1. Faire reconnaître la dépendance du proche aidé : via l’APA (conseil départemental) ou la MDPH.
  2. Demander un congé de proche aidant à son employeur (même en temps partiel ou maladie ALD).
  3. Envoyer le formulaire Cerfa 16108*02 accompagné des justificatifs à la CAF ou à la MSA.

Une fois validé, le versement intervient généralement sous un mois.

Le « droit au répit » : souffler un peu pour tenir le rythme

Ce n’est pas tout. Les proches aidants peuvent aussi utiliser le droit au répit lié à l’APA. Il permet de financer des relais temporaires, comme :

  • Un hébergement en établissement
  • Une aide à domicile renforcée
  • Un accueil de jour

En 2024, cette aide atteint :

  • Jusqu’à 573,77 € par an
  • 1 000 € en cas d’urgence (ex : hospitalisation de l’aidant)

Attention : ce droit n’est jamais attribué automatiquement. Vous devez en faire la demande auprès de l’équipe médico-sociale de votre département pour faire réévaluer le plan d’aide APA.

Crédit d’impôt : 50 % remboursés pour une aide à domicile

Si vous employez une auxiliaire de vie ou un service à domicile déclaré pour alléger votre quotidien, vous avez droit à un crédit d’impôt de 50 %.

Voici les conditions :

  • Jusqu’à 12 000 € de dépenses par an, soit 6 000 € remboursés
  • Plafond porté à 15 000 € selon votre situation de famille
  • À indiquer dans la déclaration d’impôts : case 7DB
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Ce que ces aides changent dans la vraie vie

Des milliers de familles l’affirment : ces aides ont transformé leur quotidien. Elles permettent d’avoir un peu de répit, de soutien à domicile, ou simplement d’alléger la pression financière quand on doit se rendre disponible pour un proche.

Mais beaucoup passent à côté… Pourquoi ? Par manque d’information ou parce que les démarches paraissent trop complexes. En réalité, une fois le premier pas fait, tout devient plus accessible avec l’aide des assistantes sociales ou des équipes départementales.

Un dernier conseil : osez demander

Vous vous occupez d’un proche toutes les semaines, parfois tous les jours ? Vous avez laissé votre activité ou réduit vos heures de travail ? Vous êtes peut-être proche aidant sans le savoir.

Faites reconnaître les difficultés. Contactez la CAF, la MSA, le conseil départemental ou votre mairie. Parfois, une simple demande peut tout changer.

N’attendez pas d’être à bout pour réclamer ce à quoi vous avez droit. L’aide de 340 € par mois n’est pas un luxe, c’est une reconnaissance. Et un soutien moral autant que financier.

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